La Traite Négrière

"connaître son histoire"

Si les traites d'esclaves ont toujours existé et ce, depuis l'antiquité, celle qui toucha les Africains dans la traite négrière occidentale, est la plus massive et la plus marquante puisqu'elle n'a cessé qu'à la fin du 19e siècle et que les différentes abolitions successives - la dernière étant celle du Brésil en 1888 - sont relativement récentes, et continuent de marquer les esprits des descendants des esclaves noirs des Amériques.

››› Capture du navire négrier le Emanuela par le Brisk, navire britannique de la Royal Navy. Auteur : Arthur H. Clark

Beaucoup d'historiens, d'écrivains et de particuliers ont énormément écrit sur cette période, c'est pourquoi il est difficile de faire ici un résumé exhaustif sur ces quatre siècles de traite et d'esclavage, je m'attacherai donc ici, à faire ressortir objectivement des faits, des chiffres qui, je le pense, susciteront votre curiosité afin que vous poussiez plus en avant vos propres recherches.

 

Tout commence avec les Portugais en 1441.

Cette année-là, Antao Gonçales captura des Africains de l'ethnie Azenègue qui furent offerts en trophée au Prince Henri. C'est à partir de cet événement que commencera ce nouveau commerce. Le profit était le principal moteur de ces razzias. En échange de captifs, les Portugais remplissaient leurs cales de richesses de toutes sortes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sept ans après ce fait, 1000 captifs furent déportés vers le Portugal et les îles portugaises des Açores et Madère. Il y avait nécessité pour eux également, de fournir en esclaves leurs possessions dans l'Atlantique, comme les îles du Cap-Vert et les îles de Sao-Tomé et Principe. Car les Portugais faisant route vers les Indes Orientales (l'Asie), faisaient escale dans ces îles, où les marins et autres personnalités, devaient y trouver nourriture fraîche et en abondance pour leur ravitaillement avant de repartir vers leurs lointaines destinations.

 

Ainsi les esclaves venant des côtes africaines, cultivaient la terre, sur l'idée de génie qu'ils étaient acclimatés à ces régions équatoriales, et étaient donc des candidats adéquats. De plus, ils mirent tout en œuvre pour étendre leur marché et les sites de capture, tout se protégeant diplomatiquement contre l'avancée d'autres pays européens qui convoitaient cette nouvelle manne.

 

Durant plusieurs décennies les Portugais déportèrent des "captifs" africains vers leur pays pour le compte d'Européens aidés par certains chefs africains des zones côtières. Ainsi la toute première vente de "captifs" noirs razziés des côtes atlantiques, eut lieu en 1444 dans la ville de Lagos. Durant le siècle suivant, ils poursuivirent les déportations d'Africains, mais cette fois, vers les Caraïbes et l'Amérique du Sud. Ce n'est qu'en 1640 que les Anglais, les Français et les Hollandais emboîtèrent le pas des Portugais.

 

Un commerce lucratif.

Le commerce triangulaire était devenu une nécessité commerciale pour les traitants, car leur premier commerce avec les colonies africaines était peu rentable. Il consistait en un aller chargé de babioles et d'objets inutiles pour les Africains (miroirs, coquillages, verroterie, alcool, bijoux, arme à feu, barres de fer, lingots de plomb…), et un retour en Europe les cales chargées de captifs, ainsi que du coton, sucre, cacao, café, indigo…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le noir passage.

Avant la traversée atlantique, les bateaux qui appartenaient à une compagnie, elle-même appartenant à sa nation, pratiquaient le "cabotage" pour embarquer les captifs apprêtés à leur déportation. Caboter signifiant naviguer les longs des côtes et à faible distance. Les capitaines de négriers avaient une feuille de route sur laquelle étaient indiquées les zones où les captifs devaient être "ramassés". Mais lorsque ce ramassage n'était pas organisé, les navires cabotaient durant des mois embarquant de petits groupes d'Africains, quatre à six personnes dont certains n'hésitaient pas à se noyer pour échapper à leur sort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est ce qu'on appelle la traite volante qui partait des côtes sénégalaises jusqu'au Gabon soit près de 4500 km de trajet ou 2500 miles nautiques Je vous laisse imaginer l'état de santé des premiers captifs prit au Sénégal avant que le navire ne se décide à traverser l'Atlantique vers les Amériques.

 

La traversée pouvait durer de 1 à 3 mois selon le lieu de départ et le port d'arrivée (66,6 jours en moyenne). Les hommes étaient placés à l'avant du bateau, tandis que les femmes et les enfants étaient à l'arrière. Pour gagner en surface, les charpentiers navals construisaient des faux-ponts sur les côtés. Les Portugais parvenaient à placer cinq adultes sur une surface équivalente à un tonneau d'encombrement, soit 170x160x53 cm ! Les Français et les Anglais, de deux à trois... Il faudra attendre la fin du 18e siècle pour que ce taux d'entassement soit ramené à 1,41.

 

Durant la traversée, que l'on nommait le "noir passage", les Africains, hommes, femmes et enfants, étaient entassés et enchaînés deux par deux à la cheville ou au poignet pour les plus récalcitrants, couchés nus sur les planches, le crâne rasé et le corps couvert d'huile de palme. Leurs repas quotidiens étaient composés avec : fèves, haricots, riz, maïs, igname, banane et manioc. Les estimations des pertes humaines durant ces voyages sont de l'ordre de 15% dans le meilleur des cas, et de 40% dans des traversées chaotiques. Selon les recherches menées sur le sujet, les estimations de cette déportation varient de 11 à 13 millions d'Africains. Dans le meilleur des cas, le nombre de morts durant les trajets serait donc compris en 1 650 000 à 2 000 000 d'Africains jetés par-dessus bord...

 

La nuit à bord.

Voici le témoignage du marchand d'esclaves franco-italien Theophilus Conneau en 1854 : "Deux des officiers ont la charge d'arrimer les hommes. Au coucher du soleil, le lieutenant et son second descendent, le fouet à la main, et mettent en place les Nègres pour la nuit. Ceux qui sont à tribord sont rangés comme des cuillères, selon l'expression courante, tournés vers l'avant et emboîtés l'un dans l'autre. À bâbord, ils sont tournés vers l'arrière. Cette position est considérée comme préférable, car elle laisse le cœur battre plus librement."

 

Les esclaves des Caraïbes.

1513 est la date à laquelle les premiers Africains victimes de ce nouveau commerce, arrivèrent dans les Caraïbes, précisément à Cuba pour y être réduit en esclavage par de riches exploitants. Saint-Domingue deviendra l'île qui comptera le plus d'esclaves parmi les autres îles, près de 640 000 esclaves recensés en 1763.

 

À leur arrivée, les Africains qui allaient devenir des esclaves étaient soumis à une quarantaine avant d'être débarqués. Des chirurgiens veillaient à redonner une apparence convenable. Les lésions cutanées et les blessures étaient dissimulées, pas soignées, les cheveux rasés, et le corps enduit d'huile de palme, prêts pour les ventes sur les marchés aux esclaves. Les colonies qui importèrent le plus d'esclaves furent le Brésil suivi des Antilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut combattre certaines idées reçues et notamment celle concernant le sort des esclaves dans les plantations. Au 18e siècle, les esclaves une fois achetés par les propriétaires des plantations, n'étaient pas à longueur de journée frappés, fouettés, humiliés et autres sévices corporels. D'ailleurs il ne serait pas dans l'intérêt du maître de faire en sorte que sa "propriété" - l'esclave - ne soit pas en mesure de travailler... Les bossales (nouveaux arrivés) n'étaient pas immédiatement mis au travail. Durant plusieurs mois ils étaient mis à l'écart pour s'acclimater, mais c'est durant cette période que bon nombre d'entre eux mouraient dus à leur fragile état de santé après la traversée. En Guadeloupe, le taux de mortalité des esclaves était de 30 à 50 pour mille.

 

En 1791 éclate une révolte d'esclaves à Saint-Domingue et obtiennent l'abolition de l'esclavage en février 1794, ce qui causa la fuite des "réfugiés français de Saint-Domingue à Cuba". Ces derniers développèrent par la suite, une activité de piraterie contre leur ancienne terre. Après un accord passé avec les Espagnols jusqu'à lors écartés de ce commerce puisqu'ils n'avaient pas l'autorisation de naviguer dans les eaux portugaises d'Afrique. Ces Français s'installèrent de nouveau à Cuba, mais dans l'Est du pays, loin des contrôles, pour s'adonner à l'attaque des navires anglais et américains. C'est ainsi qu'ils ont réintroduit à Saint-Domingue 720 000 esclaves entre 1792 et 1860 !

 

La Martinique par exemple est passée d'une population d'esclaves de 2600 en 1674, à 90 000 un siècle plus tard. Des fortunes émergent...

››› Un marchand d'esclaves Portugais.

››› Caravane de captifs africains arrivant sur un port colonial pour y être embarqués avant la traversée de l'Atlantique.

››› Sur le pont d'un négrier, des captifs étaient contraint d'amuser les membres d'équipage en dansant, chantant, en luttant...

(1) Photo Anthony Rojo

››› Un esclave au Brésil

Le cas du Gabon.

L'exploitation d'Africains par la France et les Européens ne s'est pas seulement déroulée aux Amériques et dans la Caraïbe, prenons l'exemple du Gabon.

 

Nous l'avons vu plus haut, les négriers cabotaient jusqu'aux côtes Gabonaises à la recherche de captifs, car la traite négrière y débuta au 18e siècle avec l'arrivée tardive des Français, des Anglais, des Hollandais et Espagnols qui y développèrent la traite négrière durant plus d'un siècle. Mais ce sont les Portugais - présents depuis 1472 - qui y débutèrent la traite négrière qui verra près de 18 000 Gabonais vendus en tant qu'esclaves, principalement en Caroline du Sud aux États-Unis.

 

Ces esclaves étaient capturés à l'intérieur du pays par des guerriers Bakélé, Fang, Bayaka qui les revendaient à des intermédiaires de la côte ou directement aux Européens.

 

La France s'installera durablement dans le pays et y enverra des missionnaires catholiques pour évangéliser les peuples dans les différentes langues gabonaises, tout en implantant des sociétés commerciales de la métropole pour venir y exploiter l'Okoumé, un arbre très répandu au Gabon. Les colons, qu'ils soient belges ou français, venaient à la rencontre des peuples autochtones avec la Bible dans une main et le fouet dans l'autre. C'est ainsi que les autorités coloniales françaises mirent au travail forcé les Gabonais comme pour la construction du chemin de fer "Congo-Océan" où 20 à 30 mille hommes trouvèrent la mort, et suscita les premières vagues de révoltes. Ce n'est que très récemment, le 17 août 1960, que le Gabon est devenu un pays indépendant, la République gabonaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chanson "Bondyé Ou Wò" est interprétée en français, avec une partie en créole et une autre en myénè. Le myénè est la langue que parle, et le nom que porte l'un quatre groupes ethniques du Gabon et dont est originaire l'artiste Mélina Ondjani.

 

La fin de la traite.

La France effectuera 3317 expéditions négrières depuis 17 ports français dont Nantes fut le principal, avec à lui seul, 1427 expéditions soit 42% de la traite française, qui débuta en 1672 depuis le port de Bordeaux. Durant la Révolution française, les Antilles seront fournies en esclaves par les navires anglais, et ceux jusqu'au retour du roi Louis XVIII sur le trône de France, une période comprise entre 1792 et 1817. La traite "clandestine" se poursuit néanmoins jusqu'en 1831, date à laquelle les deux derniers négriers arrivèrent en Martinique, l'un au Robert, le second au Diamant qui sombrera au pied du Morne Larcher.

 

Les ethnies africaines.

Même si certains antillais ignorent leur passé, ils ne doivent jamais oublier qu'ils possèdent tous un ancêtre africain au plus haut de leur arbre généalogique. En ce sens, il n'y a pas de spécificité anthropologique "antillaise" endémique. Ces ethnies, brassées dans le sang des antillais, sont de nos jours moins visibles du fait des métissages avec des Européens et Asiatiques. Subsiste également des physionomies héritées des Indiens dont certains traits perdurent encore aujourd'hui. Ces amérindiens que les colons ont été exterminés et dépossédés de leur terre. Seules quelques réserves abritent ce qu'il reste des premiers habitants des Caraïbes, comme "la réserve des caraïbes" sur l'île anglaise de la Dominique. Cependant, malgré cette variété visible de physionomies, chaque descendant d'esclaves est relié à une ethnie africaine.

 

Quelles sont-elles ?

Ces Africains déportés sont tous issus d'ethnies locales qui entre le 17e et le 19e siècle furent capturées. Sur la côte sénégambienne, les Français, Britanniques et les Portugais commencèrent avec les Wolofs, les Sérères, ceux du royaume du Mandé, les Dyulas, les Balantes et Felupes (ou Floups) de la Basse-Casamance.

 

Sur les côtes de la Sierra Leone, les Britanniques commerèrent avec les Bulu, les Sherbo, les Krim, les Temne, les Kono, les Morodugu et les Vaï. Sur la Côte de l'Or (Golfe de Guinée) et la Côte des Esclaves (Bénin, Togo, Nigéria), les Européens s'implantèrent dans des forteresses, mais leur influence était soumise à l'autorité africaine locale par de puissants royaumes comme les Nzima, Akan, Fante, Ewe, Ge, Huéd, Hula, Fon et Yoruba. Parmi la population Yoruba et Ibo on retrouve d'autres ethnies minoritaires comme les Ijo, Ibibios, Efik, Aro, Ekoi et Efut. La côte du Gabon, est sous autorité africaine Mpongwé.

 

Voici un tableau des régions natives des esclaves des Antilles françaises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant les Africains qui sont arrivés à la Martinique par exemple, voici des lieux de traite des compagnies françaises sur échantillon de 493 expéditions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme les capitaines de négriers ne mentionnaient pas l'origine ethnique des captifs, il n'est pas possible de connaître très précisément d'où venaient les ancêtres des antillais, et cette information n'était pas non plus consignée dans les archives d'état-civil au moment de leur affranchissement ou de la rédaction de leur acte d'individualité.

 

Même si nous pouvons retracer les lieux de récupération des captifs, cela ne signifie pas nécessairement qu'ils appartenaient à l'ethnie locale, car bon nombre d'Africains arrivant sur ces ports d'embarquement par les caravanes de marchands d'esclaves, venaient parfois de régions plus reculées.

 

››› Des esclaves gabonais réduit au travail forcée,

ici sur le chantier du chemin de fer Congo-Océan (1921).

Source : ldh-toulon.net

››› Des esclaves gabonais portant leurs tortionnaires partant pour le chantier.

 

Source : voyage-congo.over-blog.com/100-categorie-10656462.html

Carte datant de 1775 du Golfe de Guinée

Carte des éthnies africaines

 

Mais la France s'était fixée au cœur du Golfe de Guinée dont le plus actif fut le port de Juda, ce qui resserre un peu les recherches. Le nombre d'ethnies majoritaires et minoritaires présent dans les gènes des Antillais pourrait bien atteindre la centaine. Ce qui subsiste d'apparent est la culture, l'artisanat, un héritage africain précieux comme le Gwo Ka en Guadeloupe et le Bèlè en Martinique notamment. La Biguine chérit aux Antilles, tout comme les autres formes de musique de salon comme la Mazurka, le Cadrille, la Haute-Taille... sont quant à elles un héritage européen.

 

La source d'informations ultime.

Comme un esclave était une propriété, un bien qu'un exploitant possédait devant la loi, comme tous les biens, ceux-ci étaient consignés chez un notaire... Mais ces actes notariés en plus d'y inscrire les actes de vente, regorgent d'informations précieuses pour le quêteur de son passé. Tenez-vous bien : origine géographique des esclaves, leur âge, leur sexe, leur couleur, leur fonction sur la plantation ou en ville, s'ils ont des infirmités, s'ils sont "marrons", s'ils sont susceptibles d'être affranchi.

 

Les arrêtés de fin de la Traite.

C'est le Danemark qui abolit en premier la traite négrière en 1803, suivi par la Grande-Bretagne et les États-Unis en 1807. L'ordonnance de Louis XVIII en 1817 et celle du Traité de Vienne de 1815 n'y font rien, la traite prospère toujours autant et les traites clandestines s'organisent suite aux nouvelles répressions à partir de 1827 et les deux ordonnances du Duc de Broglie du 25 avril 1828. Mais les armateurs font construire des bateaux plus petits et plus rapides suite à la capture de 1287 négriers clandestins entre 1825 et 1865.

 

Cependant, il semble que la traite clandestine ait été nourrie par la volonté de certains d'être alimentés en esclaves les mettant de fait hors-la-loi, puisque 20 ans après les différents arrêtés et ordonnances, on ne dénombre pas moins de 20 navires français pratiquant encore la traite...

 

Si la loi avait été parfaitement appliquée, les Africains arrivés durant cette période clandestine auraient dû se voir proposer, soit de retourner chez eux dans leur famille, financé par les négriers hors-la-loi et leurs commanditaires, et dans des conditions préservant la dignité humaine. Soit d'obtenir un statut de travailleur libre, car à aucun moment ces derniers arrivants n'auraient dû être considérés comme des esclaves.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un choix à faire.

Si demandes il y a de réparations, elles doivent être le fruit de recherches historiques poussées sur le sujet pour définir les culpabilités de chacun, et surtout vers qui ces dommages-intérêts iraient, ou comment doivent-ils être employés aujourd'hui, pour l'amélioration du sort de l'ensemble des descendants d'esclaves.

 

Ceci est l'aspect administratif et juridique, mais de l'autre côté, le message de cette chanson est qu'il n'est pas constructif d'avoir constamment le regard braqué sur le passé, il doit servir de tremplin aux générations d'après, et faire de leur vie une fierté pour leurs ancêtres africains réduits en esclavage, et pas un sujet de honte. C'est cela l'héritage qu'il faut préserver et l'hommage digne qui doit être rendu.

 

Jacques E. Camara

camara@angelsway-music.com

Dates des abolitions de l'esclavage

dans les Amériques et aux Caraïbes

1777 - Abolition de l'esclavage dans le Vermont (USA)

1804 - Haïti abolit l'esclavage

1821 - Au Pérou, liberté pour tous les enfants d'esclaves

nés à partir de cette date.

1822 - Abolition de l'esclavage à Saint-Domingue

1833 - Le Chili abolit l'esclavage

1824 - Au Costa-Rica, Honduras, Panama, Belize, Salvador, Guatemala

1826 - C'est au tour de la Bolivie

1829 - Le Mexique abolit l'esclavage

1830 - En Uruguay

1833 à 1838 - Abolition progressive des colonies britanniques.

1842 - Au Paraguay

1846-1848 - Abolition dans les colonies des Iles Vierges danoises

1847 - Abolition de l'esclavage à Saint-Barthélémy, colonie suédoise.

1848 - La France abolit l'esclavage dans toutes ses colonies.

1850 - Première abolition au Brésil, mais l'esclavage se poursuit.

1851 - Abolition de l'esclavage en Colombie et en Équateur

1853 - L'Argentine abolit l'esclavage.

1854 - Au Venezuela et à la Jamaïque

1863 - La Hollande, dans les colonies du Surinam et Curaçao.

1865 - Les États-Unis abolissaient l'esclavage par le 13e amendement.

1869 - Le Portugal abolit enfin l'esclavage après 428 ans d'exploitation.

1873 - Abolition de l'esclavage à Puerto-Rico, colonie espagnole.

1886 - Cuba abolit l'esclavage.

1888 - Le Brésil abolit l'esclavage.

››› Photo Anthony Rojo

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